Finalement pas besoin de chercher plus loin, un simple chiot sous le bras fera l'affaire. Oubliés les efforts de style ! Au placard parades amoureuses et déballages de chairs. Un petit pelage lové tout contre soi et le tour est joué. Les vieux s'amusent, les jeunes s'arrêtent. De tous bords, de tous poils. Idéal pour briser la glace. L'effet bébé sans doute. Sans les couches ni les cris; des mirettes noires et une grosse truffe humide suffiront. Ajoutez y un nom charmant voire sirupeux (le bien nommé témoin s'appelle Ciro), ainsi qu'un gros collier - griffé pourquoi pas - comble du chic. Crac. Boum. Hue.
Rien de tel cet hiver qu'un jean neige pour jouer la fille de glace. A cela ajouter un perfecto, un chignon serré-serré, un rol roulé et un vernis all black. Austère ? Oui. Pourtant, l'éclat javelisé de notre denim chéri donnerait des complexes à n'importe quel blouson noir. N'est pas rockn'roll qui veut. En attendant, on réchauffe nos pulsions mode comme on peut : un jean neige, ça le fait aussi l'été !
Pas besoin d'aller bien loin pour voyager. Les building de Manhattan, les gratte-ciels de Tokyo ? Déjà vus. Un coucher de soleil à L.A, des plages de rêve à Maurice ? Fait aussi. Pour cela pas besoin de cumuler les miles. Un simple hoodie sur le dos (100 euros, modèle Hybrid chez Nike) ou une robe rouge façon road-trip chez Barbara Bui feront l'affaire. Voire même une robe Tsumori Chisato, qui loin de mettre à l'honneur les seules tours tokyoïtes, rendra hommage au ciel entier nippon. Lost in translation ?
Y a des jours où tout ne va pas pour le mieux. Y a des jours où tout part en sucette. Succession de RDV aux quatre coins de la capitale, flopée d'ascenseurs en panne et escaliers particulièrement abrupts, ribambelle d'incompétents et grossiers personnages, pluies comme vaches qui pissent etc etc. Heureusement ce matin, une fulgurance de génie : la journée sera à plat où ne sera pas. C'est vrai quoi, j'aurais pu avoir envie - dés l'aube - de chausser ces improbables basket. Forme non identifiée, confort tout relatif, allure douteuse. Et pourtant ! Las ! J'en rêve moi de ces Ash. Pardon à tous, l'heure est venue d'assumer - enfin - deux passions inavouables : les semelles de crêpes (mon talon d'Achille) et les baskets compensées. Pas celles à talons pointus. Les véritables grosses et vraies plateformes shoes. Comme à Pigalle. Le simili cuir en moins.
Quel bonheur de passer quelques jours au soleil, à la campagne. Sous le regards des parents, les herbes folles s'arrachent, les fleurs s'hydratent. C'est que ça s'entretient un jardin ! J'essaie de m'équiper au mieux : vieux jean usé jusqu'à à la corde, t-shirt extra large et chapeau de rigueur. Mais pour les souliers ça se corse : la mode jardin ne nous offre pas beaucoup d'alternatives. D'un côté les mules en plastiques, même pas en rêve. De l'autre les running sans âge, vestiges des années lycées et autres cours d'athlé. Alors j'ose après tout : ce sera les sabots. Pas les basics piqués à mami, ô grand non ! En toute simplicité, j'adopte - sinon rien - les trésors de Rachel Coey. Portés avec des grandes chaussettes, le duo cuir et semelle en bois ravira les allées du potager. Les plans de basilic et ciboulette n'avaient encore jamais vu ça…